Auteur/autrice : walelign5wk
Aborder l’urbanisation des terres agricoles : Perspectives issues du webinaire de l’AMC-GOF
Le 16 janvier 2025, l’Association marocaine des chercheurs en géomatique et gouvernance foncière (AMC-GOF) a organisé un webinaire instructif sur la question cruciale de l’urbanisation des terres agricoles au Maroc. Soutenu par le Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (NELGA), cet événement a exploré les cadres réglementaires et les défis liés à une gouvernance foncière durable.
Khalid El Hadri, chef du Département des Études à l’Agence Urbaine de Kénitra-Sidi Kacem-Sidi Slimane, a mis en lumière des lacunes critiques dans le cadre législatif actuel. Son analyse a révélé la nécessité urgente de renforcer les réglementations pour faire face au développement urbain incontrôlé empiétant sur les terres agricoles.
Le Professeur Abdelwahed El Idrissi, Directeur du Centre des Études Doctorales à l’INAU, a présenté une analyse détaillée des tendances de l’urbanisation au Maroc, étayée par des données convaincantes. Ses observations ont mis en évidence l’étendue de la perte des terres agricoles et l’importance d’aligner le développement urbain sur des objectifs de durabilité à long terme.
Les discussions ont souligné l’importance d’intégrer des politiques de gouvernance foncière durable dans la planification urbaine afin de trouver un équilibre entre le développement et la préservation des ressources agricoles précieuses.
La collaboration du NELGA pour soutenir cet événement reflète ses efforts constants pour promouvoir la recherche, le dialogue et des solutions concrètes aux défis de la gouvernance foncière en Afrique.
NELGA Lance le Guide de Référence sur la Communication de Recherche : Un Outil Clé pour une Diffusion Efficace de la Recherche
Le Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (NELGA) est heureux d’annoncer le lancement de son Guide de Référence sur la Communication de Recherche (RCRG), un outil complet conçu pour soutenir les chercheurs et les parties prenantes de la gouvernance foncière à travers l’Afrique. Ce guide est une ressource essentielle pour améliorer l’impact de la recherche, en offrant des conseils pratiques pour traduire les résultats complexes en formats accessibles et engageants.
Le RCRG est structuré pour répondre aux défis de la communication de recherche moderne. Il comprend des éléments essentiels tels que des études de cas illustrant les meilleures pratiques en matière de gouvernance foncière durable dans différents pays africains. Le guide propose également des modèles éditables pour des notes de politique et des présentations, ainsi que des infographies qui simplifient les méthodologies complexes, les rendant plus compréhensibles pour un large public.
En plus de ces outils pratiques, le guide offre une sélection de littérature axée sur les stratégies de communication, les techniques d’écriture et l’engagement du public. Les sujets abordés dans le guide vont de la segmentation du public à l’identification des alliés dans les médias et les espaces politiques, en dotant ainsi les chercheurs des compétences nécessaires pour communiquer efficacement avec des parties prenantes diverses. Le RCRG comble le fossé entre le monde académique et politique, en permettant aux chercheurs de relier leurs résultats à des applications concrètes. En fournissant des outils pratiques et des méthodologies, il permet aux utilisateurs d’accroître leur influence, de favoriser des changements politiques et de promouvoir des initiatives de gouvernance foncière durable à travers l’Afrique. Ce manuel complète le cours en ligne auto-rythmé “Maximiser l’Impact de la Recherche : Stimuler le Changement et Faire une Différence | atingi”, en approfondissant certains aspects clés de la communication de recherche. Pour ceux ayant un accès limité à Internet, le manuel est disponible en téléchargement et peut être consulté hors ligne, renforçant ainsi votre approche de la communication de recherche dans la politique de gouvernance foncière. Grâce à ce guide, les chercheurs peuvent améliorer leur capacité à créer des récits percutants, à engager le public et à induire un changement significatif grâce à leurs recherches. Obtenez l’outil de référence ici Manuel d’orientation sur la communication de la recherche
Publication du Numéro Spécial : Revue Africaine sur la Politique Foncière et les Sciences Géospatiales (AJLP-GS)
Le Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (NELGA) a le plaisir d’annoncer la publication d’un numéro spécial de la Revue Africaine sur la Politique Foncière et les Sciences Géospatiales (AJLP-GS), consacré au thème « Gouvernance foncière et changement climatique ». Cette édition spéciale d’octobre 2024 offre une plateforme précieuse pour partager les résultats de recherche et favoriser le dialogue sur l’interaction entre la gouvernance foncière et la résilience climatique en Afrique.
Le changement climatique représente un défi majeur pour le développement durable en Afrique, avec une aggravation des problèmes de dégradation des terres, de déforestation et d’urbanisation. Ce numéro spécial aborde des thèmes essentiels tels que la planification de l’utilisation des terres pour l’adaptation et l’atténuation du changement climatique, les solutions climatiques basées sur les forêts, la planification urbaine pour des villes résilientes, et les systèmes de tenure foncière face au changement climatique. En mettant en avant ces domaines, la revue vise à informer les politiques et pratiques permettant aux communautés africaines de mieux s’adapter aux bouleversements environnementaux.
Les articles de ce numéro spécial, rédigés par des chercheurs et des experts de renom, apportent des perspectives nouvelles sur les approches écosystémiques, les stratégies de gestion durable des terres et les cadres politiques intégrant des solutions climatiques. Cette publication contribue non seulement à enrichir les connaissances scientifiques, mais aussi à fournir des orientations concrètes aux décideurs et acteurs du développement.
🔗 Consultez l’édition complète ici : https://lnkd.in/eGMWwpwy
Nouvelle direction : Le Prof. Uchendu Eugene Chigbu rejoint Land Use Policy en tant que Co-Rédacteur en Chef
NELGA a le plaisir d’annoncer que le Prof. Uchendu Eugene Chigbu, Professeur distingué en Administration Foncière et Coordinateur de NELGA Afrique Australe, a été nommé nouveau Co-Rédacteur en Chef de la revue Land Use Policy. Il succède au Prof. Jaap Zevenbergen, expert en Administration et Gestion Foncière à l’Université de Twente/ITC aux Pays-Bas, qui a occupé ce poste pendant de nombreuses années.
La nomination du Prof. Chigbu constitue une étape importante, non seulement en reconnaissance de son expertise et de son leadership, mais aussi en mettant en valeur le rôle de NELGA dans le développement de la recherche sur la gouvernance foncière en Afrique. Son travail approfondi sur les politiques foncières, le développement rural et les systèmes de tenure a fait de lui une figure respectée dans la communauté mondiale de l’administration foncière.
Land Use Policy est une revue internationale et interdisciplinaire qui aborde divers aspects de l’utilisation des terres urbaines et rurales, notamment les enjeux sociaux, économiques, politiques, juridiques et de planification. Elle constitue une plateforme d’échange d’idées et de savoirs entre experts fonciers, décideurs politiques et universitaires. En intégrant les perspectives des pays développés et en développement, la revue offre des analyses précieuses pour élaborer des politiques foncières efficaces.
La nomination du Prof. Chigbu renforce l’engagement de NELGA à promouvoir l’excellence dans la recherche et le développement des politiques de gouvernance foncière. Son rôle contribuera sans aucun doute à renforcer la collaboration entre les chercheurs du monde entier tout en amplifiant les perspectives africaines sur les politiques d’utilisation des terres.
Pour plus de détails, visitez la page du comité éditorial de la revue.
SLGA/NELGA célèbre les réalisations du projet GIZ PILUP II
Le projet de Planification participative intégrée de l’utilisation des terres II (PILUP II) de la GIZ, en collaboration avec le ministère de la Planification et du Développement de l’Éthiopie, a récemment conclu avec succès son parcours de trois ans (2022–2024) par un atelier de clôture à Addis-Abeba. En tant que partenaire proche, SLGA/NELGA a activement participé à l’événement pour honorer les réalisations du projet et réfléchir à son impact.
L’atelier a rassemblé un groupe diversifié de parties prenantes, notamment des partenaires politiques et de mise en œuvre, des experts, des organisations de la société civile et des partenaires de développement. Il a mis en lumière le rôle significatif de SLGA/NELGA dans le rapprochement des priorités nationales en matière de terres en Éthiopie avec l’agenda foncier continental de l’Union africaine. Grâce à son composant national en Éthiopie, SLGA/NELGA a soutenu le développement de normes pour le transfert et la gestion des données foncières, abordant la fracture numérique dans les informations géospatiales conformément au Cadre intégré d’information géospatiale des Nations Unies (UN-IGIF). Ces contributions ont été essentielles pour promouvoir une prise de décision fondée sur des données probantes dans des secteurs clés.
L’événement a également servi de plateforme pour partager les leçons apprises, présenter les meilleures pratiques et renforcer la collaboration. Un aperçu du futur projet Gouvernance foncière III (2025–2027) a été présenté, annonçant un focus continu sur les réformes des politiques foncières, la consolidation des terres rurales et une planification améliorée de l’utilisation des terres.
Pour SLGA/NELGA, cela marque l’aboutissement d’un partenariat réussi et un engagement renouvelé en faveur de la promotion d’une gouvernance foncière durable et inclusive en Éthiopie et au-delà.
Renforcer la gouvernance foncière en Éthiopie : Résultats de l’atelier national de validation
L’atelier national de validation sur la gouvernance foncière en Éthiopie, tenu du 16 au 18 décembre 2024, a marqué une étape importante vers l’amélioration de la gestion durable des terres et des cadres de gouvernance. Organisé par l’Unité de gouvernance foncière de l’IGAD, en collaboration avec le ministère éthiopien de l’Agriculture et le NELGA, l’atelier a rassemblé des parties prenantes clés, notamment des ministères fédéraux, des bureaux fonciers régionaux, des universitaires, des organisations de la société civile et des partenaires de développement.
L’atelier a porté sur l’examen de rapports de recherche axés sur les politiques et de huit notes d’orientation abordant des problématiques critiques de gouvernance foncière. Les participants ont fourni des commentaires substantiels sur des défis tels que la coordination institutionnelle, les réformes juridiques et l’intégration de la résilience climatique, de l’égalité des genres et des droits humains dans les politiques de gouvernance foncière.
Un résultat majeur a été la réaffirmation de l’importance d’aligner les réformes foncières de l’Éthiopie sur la Déclaration de l’Union africaine sur les questions foncières et les Objectifs de développement durable des Nations Unies. Le rôle fondamental du NELGA dans ce processus d’alignement a été souligné, notamment en facilitant le lien entre la recherche et les politiques pour garantir des processus de prise de décision éclairés.
Les discussions ont mis en lumière l’importance des solutions numériques pour améliorer la transparence et l’efficacité, notamment en matière d’urbanisation et de planification de l’utilisation des terres. La participation communautaire a été identifiée comme un pilier essentiel pour des réformes équitables et efficaces de la gouvernance foncière.
Les contributions du SLGA/NELGA pour encourager la collaboration entre les milieux académiques et les décideurs politiques, faire progresser la recherche en gouvernance foncière et promouvoir le développement durable en Éthiopie et dans la région de l’IGAD ont été mises en avant.
Renforcer l’emploi des jeunes dans le secteur foncier : Une discussion à Dar es Salaam
L’Afrique, avec sa population jeune en forte croissance, fait face à un défi majeur : chaque année, plus de 10 millions de jeunes rejoignent le marché du travail, mais seulement 3,7 millions d’emplois sont créés. Ce déséquilibre contribue à un taux de chômage élevé, avec 60 % des jeunes au chômage. Ce problème est aggravé par un décalage entre les compétences acquises dans les universités et celles demandées par le marché de l’emploi, en particulier dans des secteurs spécialisés comme le foncier.
Dans ce contexte, le NELGA a organisé une discussion de carrière à Dar es Salaam, en Tanzanie, rassemblant des étudiants et des demandeurs d’emploi dans le secteur foncier. Le Dr Tchigankong Désiré a partagé des conseils pratiques et des recommandations pour mieux préparer les diplômés à intégrer le marché du travail. Il a souligné l’importance de développer des compétences numériques, essentielles pour accéder aux opportunités professionnelles offertes par les plateformes en ligne. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les compétences transversales comme la communication, le leadership et la gestion du temps, qui sont cruciales pour réussir dans le secteur.
Lancement de l’Association Marocaine des Chercheurs en Géomatique et Gouvernance Foncière se Lance avec un Focus sur les Défis de l’Urbanisation
L’Association Marocaine des Chercheurs en Géomatique et Gouvernance Foncière (AMC-GOF) a officiellement lancé ses activités lors d’un événement centré sur les défis croissants liés à l’urbanisation des terres agricoles au Maroc. Avec le soutien du Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (NELGA), cet événement, tenu le 28 novembre 2024, a réuni plusieurs experts et des parties prenantes pour examiner les dimensions législatives, technologiques et socio-économiques de cette problématique.
L’objectif principal était d’évaluer le cadre législatif et réglementaire existant autour de la conversion des terres face à l’accélération de l’urbanisation. Les discussions ont mis en avant le potentiel des technologies avancées, telles que la géomatique et l’intelligence artificielle, pour améliorer la gestion intégrée des terres et la planification territoriale. Une attention particulière a également été portée sur les implications socio-économiques et environnementales de la transformation des terres agricoles en zones urbaines, une tendance aux conséquences durables pour le développement du Maroc.
L’atelier a abouti à plusieurs recommandations clés. Les participants ont souligné la nécessité de réformer les lois afin de clarifier et d’actualiser les réglementations autour de la conversion des terres agricole, garantissant une meilleure régulation pour lutter contre l’urbanisation non contrôlée. L’intégration de la géomatique et de l’intelligence artificielle a été identifiée comme une priorité pour optimiser l’utilisation des terres et soutenir des stratégies de planification proactive. Par ailleurs, l’implication des communautés locales, notamment les agriculteurs, dans les processus décisionnels a été jugée essentielle pour promouvoir une gouvernance participative. Enfin, il a été souligné l’importance des campagnes de sensibilisation pour éduquer les parties prenantes sur les risques de l’urbanisation non planifiée et les meilleures pratiques en matière de gestion foncière..
Un moment marquant de l’événement a été la signature d’accords de partenariat entre l’AMC-GOF et deux organisations : l’École Spéciale de la Géomatique et de la Topographie, ainsi que l’Association Géomatique de l’Archéologie et du Patrimoine.
Promouvoir l’emploi des jeunes dans la gouvernance foncière : Aperçus de l’atelier de Tunis
À Tunis, un atelier organisé par le NELGA en partenariat avec la GIZ a réuni des experts, des éducateurs et des décideurs politiques pour aborder les défis liés à l’emploi des jeunes dans le secteur de la gouvernance foncière. L’événement a mis l’accent sur l’intégration des jeunes diplômés dans le marché du travail et a présenté des stratégies innovantes issues du Maroc et du Cameroun.
Les discussions ont souligné la nécessité pour la Tunisie de réduire l’écart entre la formation académique et les exigences du marché de l’emploi. Avec un taux de chômage des diplômés atteignant 23,7 % en 2023, les participants ont proposé d’aligner les curricula sur les besoins réels grâce à des révisions collaboratives des programmes, des initiatives de mentorat et des ateliers de développement des compétences pratiques.
Les meilleures pratiques présentées comprenaient l’intégration au Cameroun de jeunes professionnels dans les administrations foncières via des formations spécialisées et des guichets uniques pour les services fonciers. L’initiative marocaine AMC-GOF s’est concentrée sur la formation continue et les partenariats pour préparer les diplômés au marché de l’emploi.
Parmi les principales recommandations figurent l’introduction de co-diplômes tels qu’un Master NELGA en gouvernance foncière, la promotion de l’accès entrepreneurial aux terres domaniales et le développement des compétences interpersonnelles à travers des clubs étudiants et des réseaux d’alumni.
L’atelier a souligné l’urgence de réformes éducatives dynamiques pour créer un secteur de la gouvernance foncière plus inclusif et compétitif. En favorisant l’engagement des jeunes et en alignant l’éducation sur les besoins du marché, les parties prenantes visent à autonomiser la prochaine génération de professionnels en Tunisie et au-delà.
Le soutien de NELGA à l’inauguration de la Conférence des Associations Africaines des Femmes Professionnelles du Foncier (FAWLPAC)
Dar es Salaam, Tanzanie, Dans de nombreux pays africains, il existe encore un manque de dispositions adéquates permettant aux femmes de détenir des droits fonciers indépendamment de leurs maris ou de leurs proches masculins. Le droit statutaire ne prévoit souvent pas de droits indépendants pour les femmes et, lorsque de telles législations existent, les mécanismes pour les appliquer font souvent défaut. Dans les sociétés traditionnelles ou « coutumières », l’accès direct des femmes à la terre par l’achat ou l’héritage est souvent limité, bien qu’elles puissent disposer de droits de gestion et d’usage plus étendus que les hommes. Étant fréquemment les principales productrices de nourriture au sein des ménages, les femmes bénéficient généralement de dispositions coutumières pour un accès indirect à la terre, en termes de droits d’usage acquis par les relations de parenté et leur statut d’épouses, de mères, de sœurs ou de filles.
Les différences de genre dans la tenure foncière devraient être reconnues si l’on souhaite atteindre des objectifs fonciers tels que l’augmentation de la productivité des terres, la fourniture de logements abordables ou la promotion d’une gestion durable des ressources. Il est nécessaire d’élaborer des cadres de politique foncière qui traitent explicitement de l’accès inclusif des femmes à la terre. Sans une attention spécifique à l’inclusivité des genres, d’importants segments de la société risquent d’être exclus des bénéfices des régimes d’administration, de gestion et de développement fonciers. Cela est souligné par les conclusions du Sommet des Femmes qui indiquent que, dans la plupart des sociétés actuelles, il existe de grandes inégalités entre les genres en matière d’accès à la terre, au logement et aux infrastructures de base. Enfin, et ce n’est pas le moins important, l’accès équitable à la terre est une question de droits humains. Comme le déclare la Commission de la condition de la femme du Conseil économique et social des Nations Unies, « la discrimination en matière de droits fonciers constitue une violation des droits humains ».