D’Addis à l’action : transformer les engagements de l’Afrique en matière de systèmes agroalimentaires en impact concret
« L’Afrique que nous voulons ne sera pas construite uniquement sur nos ambitions elle sera construite sur ce que nous ferons ensuite. » Kennedy Ayason, Principal Policy Officer, CUA-ARBE
Ces mots ont donné le ton cette semaine à Addis-Abeba. Organisé par le Programme mondial de la GIZ sur les systèmes et politiques agricoles durables (AgSys), l’atelier d’apprentissage par les pairs sur la mise en œuvre du CAADP Kampala réunit des partenaires de huit pays afin de passer des engagements continentaux à des actions concrètes au niveau national.
L’Agenda de Kampala comprenant la Déclaration ainsi que la Stratégie et le Plan d’action (2026–2035) — a été adopté par l’Union africaine en janvier 2025. Il constitue le principal cadre continental pour la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique, s’appuyant sur les avancées des déclarations de Maputo (2003) et de Malabo (2014) afin de porter le CAADP vers une nouvelle décennie. Les engagements existent sur le papier. La question à laquelle cet atelier cherche à répondre est la suivante : que se passe-t-il ensuite, concrètement, dans chaque pays ?
Des délégations des pays partenaires du programme AgSys de la GIZ Cameroun, Kenya, Zambie, Togo, Nigéria, Madagascar, Namibie et Ouganda participent à l’atelier aux côtés de l’AUDA-NEPAD, du Département Agriculture, Développement rural, Économie bleue et Environnement durable (ARBE) de la Commission de l’Union africaine, ainsi que de représentants du monde académique et de la société civile. Une diversité d’acteurs essentielle pour transformer les ambitions en actions.
Axé sur les échanges entre pairs, la résolution de problèmes et le suivi pratique, l’atelier met l’accent sur le développement d’actions concrètes et de mécanismes durables de soutien mutuel. Plus précisément, il vise à connecter les partenaires issus des ministères, des agences de développement, du monde académique et de la société civile ; favoriser l’apprentissage entre pays ; identifier les obstacles à la mise en œuvre ; aligner les interventions en cours ; et définir des actions réalisables ainsi que des voies de coopération.
Le Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (NELGA) salue ce type d’initiative. La transformation durable des systèmes agroalimentaires et une gouvernance foncière efficace sont profondément liées, et il est encourageant de voir un tel engagement en faveur de l’apprentissage entre pairs et de l’action au niveau national.